10.07.2008

IRON MAIDEN

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Iron Maiden, c’est un peu spécial. Je vous explique. On a grandi ensemble, enfin presque. Ils ont sorti leur premier disque alors que j’étais à peine tombé dans la marmite. J’ai donc toujours gardé une affection particulière pour le gang de Steve Harris. Certes, il y a eu des hauts et des bas dans notre relation, mais je ne les ai jamais lâchés et eux non plus. Semper fidelis. C’est comme des vieux copains, même si on ne les voit plus pendant des années on sait qu’ils seront toujours là pour vous. Comme AC/DC, ils n’ont jamais trahi, ils sont restés les mêmes prolos rosbeefs un peu blaireaux, préférant la bière tiède au champagne et plus à l’aise dans les brumes d’Albion que sous le soleil californien – d’ailleurs les Iron Maiden c’est bien le genre de gars à se choper plein de coups de soleil. Ils n’ont jamais vraiment changé non plus question musique. Ils ont trouvé leur style et leur son et ont su le garder tout en se bonifiant avec l’âge – les deux derniers albums sont pour moi leurs meilleurs avec « Killers ». C’est sans doute pour cela qu’ils sont les derniers survivants de la New Wave of British Heavy Metal ou NWBHM comme disaient les initiés à l’époque. Leurs concurrents de l’époque sont tous partis en vrille.

J’ai failli les voir pendant leur première tournée européenne, celle où ils ouvraient pour Kiss en 1980. Des copains d’école y sont allés, les salauds. Je me suis rattrapé par la suite, je les ai vus pour la première fois à Lausanne en 1983, à l’occasion du « World Piece Tour ». J’y étais avec Beavis. On était au premier rang, littéralement écrasés contre les barrières, Beavis n’a pas tenu, il s’est fait évacuer par la sécu pendant le concert du Michael Schenker Group qui assurait la première partie. Arrivé sur le côté de la scène, Beavis se fait encore aider par un type pour passer par dessus une barrière, il regarde le type, c’était Bruce Dickinson. Moi, j’ai tenu le coup, le lendemain j’avais carrément les marques des barrières sur le torse, j’en étais fier comme un poilu des cicatrices de ses blessures reçues à Iéna ou à Austerlitz. D’après le copain d’un copain à un copain à Beavis, il paraît que le groupe a dévasté l’hôtel dans lequel il logeait et qu’il y avait des tas de groupies, etc., je n’y ai pas trop cru, pas le genre des Iron Maiden.

Je les ai aussi vus à Bâle pendent le « World Slavery Tour 84-85 ». Il y avait Mötley Crüe en première partie.  J’y étais avec Beavis et encore un autre copain. C’était au mois de novembre et il caillait sec. On a dû passer la nuit dehors. On a essayé de roupiller un moment à la gare de Bâle, devant une vitrine qui exposait des lits... Et le surlendemain il y avait encore Scorpions à Lausanne. Putain, c’était dur d’être jeune à l’époque. J’ai encore vu Maiden une fois à l’occasion de la tournée « Somewhere in Time », j’étais déjà moins fana. Bon, je les ai plus revus depuis, je me contente des disques mais si ils passent une fois dans le quartier je ferai le déplacement, y’a pas de raisons. J’ai d’ailleurs l’impression qu’ils vont être là encore longtemps.

Là, je viens de réécouter « Killers » pour la première fois depuis des années et c’est toujours une bombe, bande de petits graisseux et de petites graisseuses...

W.

 
 

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Ecrit par : EUROBERBERE | 07.01.2009

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