30.07.2008
No comment
1er Août: musiciens et politiciens sur la Place fédérale
La manifestation gratuite "Une Suisse au grand coeur" s'est déroulée sur la Place fédérale sous un soleil radieux, suivi de quelques gouttes. Entre deux concerts, le président du PDC, Christophe Darbellay, a rappelé l'importance du respect et de la tolérance.
Respect, tolérance, responsabilité individuelle mais aussi solidarité avec les plus faibles. "Ces valeurs nous appartiennent, à nous tous. Ne laissons pas certains s'en emparer pour les mettre à mal", a déclaré le Valaisan à l'avant-veille de la Fête nationale.
Pour cette troisième édition, la manifestation était placée sous le signe de la solidarité avec les personnes handicapées. Parmi les dix groupes musicaux qui ont joué devant le palais figuraient l'ensemble "Die Einweicher", composé en partie de personnes handicapées. Selon les organisateurs, quelque 20'000 personnes ont assisté à l'événement durant la journée, comme l'an dernier.
Rare chanteur alémanique connu des Romands, Michael von der Heide était également de la partie. Le chanteur a offert quelques classiques francophones à un public essentiellement bernois. Il a notamment inteprété le fameux "Ouragan" chanté dans les années 80 par Stéphanie de Monaco ou encore "Ella, elle l'a" de France Gall.
A ses côtés, d'autres talents de la scène musicale suisse comme Polar, Sina ou encore le rappeur bernois Greis. En soirée, ce dernier s'est par ailleurs vu remettre le prix Anne Frank contre le racisme et la discrimination, doté de 5000 francs.
Outre Christophe Darbellay, d'autres politiques ont encore pris la parole sur la Place fédérale: le maire socialiste de la ville de Berne Alexander Tschäppät ou la conseillère nationale argovienne socialiste Pascale Bruderer.
Pour rappel, ce festival a été mis sur pied pour la première fois en 2006 en réaction aux tentatives des milieux d'extrême droite de s'approprier la prairie du Grütli.
(ats / 30 juillet 2008 21:16)22:41 Publié dans No comment | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, politique, société, actualité, fête nationale
Georges Bernanos
« Pour qu’un régime mette l’honneur à portée de tout le monde, il faut d’abord qu’il ait une parole d’honneur et la Monarchie en a une. La parole de la Monarchie française, que voulez-vous, ce n’est pas rien. Je ne prétends pas que la Monarchie n’y puisse manquer, je dis qu’elle doit assumer toute la honte d’un tel manquement, qu’elle ne saurait partager celle-ci avec personne, qu’il la lui faut consommer toute entière en famille ; car la parole d’honneur d’un Roi de France est celle de sa Maison. Autre chose est de bafouiller devant une assemblée d’actionnaires mécontents, autre chose d’avoir à rougir devant son fils et les fils de ses fils. Autre chose un ministre dégommé, autre chose un roi failli. L’héritier de cent rois peut être un imbécile ou un lâche, mais à chaque bêtise ou à chaque lâcheté qu’il est tenté de commettre, il lui faut bien se dire qu’elles ne seront pas jugées à sa mesure, mais à la mesure de ce qu’il représente, que sa médiocrité ne le sauvera pas de l’histoire. Un ministre imbécile ou lâche se perd dans l’histoire aussi facilement qu’une aiguille dans une botte de foin, au lieu qu’un Roi de France pourrait gratter le sol de ses ongles pendant des siècles avant de réussir à y creuser son trou. C’est une chose terrible pour les rois d’être finalement jugés par les enfants. Les petits enfants se moquent des ministres, mais ils prennent les rois au sérieux, les rois appartiennent à l’univers des enfants – l’univers des enfants où n’entrent jamais les ministres, les banquiers ou même, révérence gardée, les archevêques, à moins qu’ils ne soient des Saints. »
Georges Bernanos, Nous autres français, 1939
14:24 Publié dans Citations, textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : georges bernanos, littérature, politique, monarchie, royalisme, france
29.07.2008
L'immigration
L’immigration n’est pas une question de bons ou mauvais immigrés, de bons ou mauvais étrangers, d’étrangers utiles ou non, de vrais ou de faux réfugiés, d’immigrés légaux ou clandestins, de profiteurs ou non, de musulmans modérés ou pas, d’assimilation ou d’intégration, de délinquance ou d’apport culturel.
La question de l’immigration est celle d’un rapport de force démographique entre des peuples. Ce que pensent, ce que disent, ce que font ou veulent faire les individus qu’ils soient immigrés ou indigènes ne rentre pas en ligne de compte.
W.
15:50 Publié dans Points de repère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, immigration
28.07.2008
Affaire Hannibal Kadhafi
Aux dernières nouvelles il semble bien qu’il faille s’attendre à une jolie petite séquence d’autoflagellation et d’excuses du Conseil fédéral devant le Scarface du désert, très pointilleux paraît-il sur cette valeur aujourd’hui totalement archaïque, ringarde, dépassée et moyenâgeuse qu’est l’ « honneur ». Ce déculottage sera sans doute présenté comme une victoire de notre diplomatie. Bah ! On a l’habitude de ce genre de choses et puis, comme je l’écrivais hier, nous avons le temps et même l’éternité avec nous. « Nous vaincrons car nous sommes les plus morts » disait Philippe Muray et il avait bien raison.
W.
20:28 Publié dans Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, politique, société, actualité, libye, kadhafi
27.07.2008
Le tableau de la semaine

14:24 Publié dans Tableaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tableau, art, fragonard, peinture, images
L'arme du temps
Dans la lutte infinie qu’elles mènent contre tout ce qui ne leur ressemble pas les démocraties occidentales disposent de l’arme absolue : le temps.
Fortes de leur conscience d’être l’expression de la seule politique possible et de la seule Histoire possible, peu importe aux démocraties et à leurs dirigeants de devoir se soumettre en apparence à des Etats qui n’ont pas été encore mis au pas. Le temps ne travaille pas pour ces derniers et ils seront tôt ou tard absorbés. Les Khadafi, Kim Jong-Il ou autres généraux birmans ne sont pas éternels. Que cette mise au pas ou cette alignement prenne la forme d’une guerre civile permanente importe peu. Les démocraties ne sont en fait pas exigeantes, l’entrée des Etats réfractaires dans « le long chemin vers la démocratie » ou dans un « processus de paix » suffit largement aux démocraties pour pouvoir célébrer leurs vertus et accessoirement fournir du travail à ce qui reste de leurs armées et à des bataillons d’humanitaires et de coopérants. N’oublions pas non plus que la démocratie se présente toujours comme une lutte ou un combat.
W.
14:11 Publié dans Points de repère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, démocratie, politique internationale
26.07.2008
Quelques remarques sur l'homosexualité et le mouvement gay
Il y a quelques jours, un de mes billets a été repris sur un blog gay nommé « les Toiles roses » – ce qui est déjà tout un programme – dans la rubrique « citations philes et phobes » ce qui a eu pour effet de faire exploser mes statistiques. Je profite donc de ce nouveau lectorat pour exposer ici quelques remarques sur l’homosexualité et le mouvement gay.
En elle-même, l’homosexualité n’a guère d’intérêt. Il ne s’agit finalement que de quelques pratiques charnelles – on devrait plutôt parler d’ « homogénitalité » - et chacun sait qu’entre une solide amitié et l’homosexualité il n’y a qu’un lit de distance et que Marlon Brando était foutrement beau.
Peu importe également ce qu’en disent psychologues et psychanalystes. A ce niveau, l’explication la plus intéressant est probablement celle de René Girard qui voit dans l’homosexualité un résultat possible des rivalités mimétiques. Quant à la Bible, elle condamne l’homosexualité au même titre qu’elle condamne l’inceste ; pas tant donc tant que pratique privée mais parce qu’on savait très bien déjà à l’époque qu’une société dans laquelle tout le monde couche avec tout le monde – papa avec la fille ou le fiston, maman avec le beau frère ou grand- maman, etc. - une société indifférenciée donc, est condamnée à la violence et ne peut survivre.
Il y a toujours eu des homosexuels dans toutes les sociétés. Et toutes les sociétés ont toléré l’homosexualité à des degrés divers, l’acceptant dans certaines circonstances ou à certains moments (dans le cadre de rituels par exemple) et en développant des institutions ou des espaces dans lesquels elle pouvait se réfugier ou s’exprimer, comme la virile camaraderie militaire ou sportive. Jusqu’à une date récente, les homosexuels pouvaient même se vanter à juste titre d’être une population subversive, et peut-être plus créatrice que la moyenne. Et c’est justement ce qui est aujourd’hui terminé. Car, encore considérée comme un délit par la plupart des codes pénaux des pays occidentaux il y a encore une petite quarantaine d’années, ces mêmes codes pénaux condamnent ou menacent de condamner aujourd’hui non seulement toute hostilité envers l’homosexualité ou les homosexuels mais même toute réserve envers le « mariage homosexuel », l’adoption d’enfants par des couples homos, les frasques des gay prides , etc.
Bref, en quelques années, l’homosexualité est passée du statut de vice condamné par la loi à celui de norme sociale encouragée par toutes sortes d’actions de prosélytisme ou de propagande. De population variablement persécutée et condamnée, les homosexuels se retrouvent maintenant du côté de la loi, de la morale et de la vertu, du camp du « Mal » l’homosexualité est passée au camp du « Bien » et il n’est vraiment pas sûr qu’elle y ait gagné quelque chose.
Les raisons de ce changement sont difficilement explicables mais la grande lessive des années 60 allait permettre au monde moderne de se consacrer entièrement à son idéal de construction d’un «homme nouveau » ou plutôt d’un « humain nouveau » débarrassé de toute identité et qui ne sera plus qu’une simple unité biologique de consommation et de production – ce qui contente à la fois le socialisme le plus délirant et le libéralisme le plus débridé. C’est cela « Mai 68 ».
C’est aussi le moment du triomphe du fantasme d’une sexualité que ne serait récréative, fun et ludique – donc en clair du rejet de la sexualité. Corollaire : apparition d’un arsenal législatif destiné à réprimer les « comportements incorrects » qui aurait effrayé même les pires dévots du 17ème siècle. Exhibition et répression sont les deux faces de la sexualité de la démocratie terminale.
Débarrassé de tout réfèrent moral ou philosophique si ce n’est l’égalitarisme et les droits de l’homme la démocratie terminale n’est régulée en dernier ressort que par le droit et le marché Elle est devenue le champ de bataille sur lequel s’affronte une multitude de lobbys de groupes et d’associations qui revendiquent toujours plus de droits et d’égalité, c’est à dire de privilèges.
Le « mouvement gay » n’est rien d’autre que l’un de ces groupes condamnés à revendiquer ou à disparaître. Gageons que nous allons l’entendre encore très longtemps quelles que soient les victoires obtenues. Des victoires, des « progrès » dont les pionniers du mouvement doivent encore être stupéfaits de la facilité avec laquelle ils ont été obtenus.
Il n’empêche que cette quête schizophrénique d’une égalité qui serait à la fois un droit à la différence et à l’indifférence, et la concurrence interne des associations que le compose, fait du lobby gay une des machines à revendiquer des droits parmi les plus hargneuses ; c’est aussi la plus odieuse parfois avec le chantage à l’outing (ou quand les gays deviennent homophobes), mais surtout une des plus pathétiques et pitoyables car ne parvenant finalement jamais à sortir des stéréotypes les plus éculés sortis de la cage aux folles ou des Village People.
Je veux cependant bien croire qu’il n’est pas plus facile d’être homosexuel aujourd’hui qu’il y a un siècle. Tout d’abord parce qu’il est interdit de faire de son homosexualité quelque chose d’uniquement privé, l’exhibition étant obligatoire et que, d’autre part, les gays auraient tort de croire que les courbettes que leur font politiciens et médiatiques sont sincères car ces derniers sont terrorisés à l’idée de passer pour homophobes, ce qui ruinerait leurs carrières encore plus sûrement que des accusations de racisme ou d’antisémitisme et c’est cette même crainte qui retient tout le monde de rire de la comédie burlesque que sera toujours un "mariage homosexuel"
Dans le fond, je comprends le « combat » des homosexuels. Le dressage des populations et l’intimidation ont leurs limites. Les gays savent bien qu’ils seront finalement toujours considérés comme des « pédés ».
W.
12:59 Publié dans Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, sexualité, homosexualité, gay
25.07.2008
Renaud Camus
Extraits de l’ouvrage de Renaud Camus, La grande déculturation, Paris, Fayard, 2008
La culture ne survivrait pas, et sans doute peut-on observer d’ores et déjà qu’elle ne survit pas à un alignement du niveau culturel de l’ensemble de l’humanité, ou seulement de la totalité d’un peuples, sur celui de leurs classes ou de leurs individus les plus cultivés : alignement qui ne pourrait s’opérer qu’au prix de la déculturation radicale de ces classes et de ces individus culturellement privilégiés, et donc d’un irréparable appauvrissement culturel global. On pourra s’étonner de cette observation, car on aurait naturellement tendance à croire que la culture, la science, la connaissance – peut-être même le goût (mais déjà l’on pressent bien, avec ce dernier terme, le point où le bât blesse...) -, au contraire de l’eau, du gaz, de la houille ou du pétrole, sont des quantités infiniment extensibles, par transmission, prolifération, contacts, échanges, contamination favorable. En effet, si elles sont un privilège, on l’a rappelé, cette qualité ne leur ajoute rien, c’est une simple caractéristique, ce n’est pas une valeur : elles ne souffriraient pas de se la voir ôter. Au sein de l’humanité, ou d’un peuple, ou d’une génération, la connaissance que possèdent les uns n’est pas diminuée, sauf peut-être en valeur marchande, professionnellement, par la connaissance que possèdent les autres. La culture dont est pourvu un individu ne prive personne (bien qu’elle puisse susciter beaucoup d’irritation, de jalousie et même de haine, et elle n’est en aucune façon étrécie par la culture croissante des autres individus autour de celui-ci ; à l’inverse, elle a tout à gagner à un milieu ambiant plus favorable. La métaphore de Salomon, les deux mères et l’unique enfant, ni l’image du jardin fermé ou bien ouvert au public, ne paraissent donc pertinentes ici : la culture ne meurt pas d’être partagée, elle peut être coupée en deux, en mille ou en soixante millions, elle n’en sera pas moins vivante ; et la jouissance qu’elle procure est trop intime, trop intérieure à l’être ( ou devrait l’être) pour être réduite en quoi que ce soit par une diffusion plus large au sein de la population. Le savoir n’est pas une matière première. Le répandre, l’étendre, l’élargir, le diffuser dans le public devrait n’avoir aucun effet sur son épaisseur et sa consistance, ni sur la quantité des réserves accumulées. Or il semblerait que c’en est bel et bien un, et fâcheux, et qu’une règle peu compréhensible de physique sociale, si elle tolère son accroissement modéré, s’oppose absolument à son accroissement indéfini.
On dirait qu’il existe là, de façon encore mal explicable, une curieuse variante du principe attribué plus ou moins abusivement à Pareto, et qui veut, dans sa version vulgarisée (très vulgarisée), qu’en toute société, quatre-vingt pour cent de la richesse soit toujours détenue, quoi qu’il arrive, par vingt pour cent de la population : il peut y avoir des bouleversements mais toujours la balance revient vers ces proportions-là. Il serait singulier que dans le domaine qui nous occupe, les chiffes, en plus, fussent les mêmes. Mais il paraît vraisemblable qu’ils soient, s’agissant de la culture, plu spectaculaires encore ; et que quatre-vingt-dix-huit pour cent de la culture, ou davantage, soit entre les mains, ou les esprits, d’un ou deux pour cent de la population. Dans un cas comme dans l’autre, on peut tenter de changer cela , bien entendu : dans le domaine économique il n’est pas tout à fait acquis encore, mais il est loin d’être exclu, que pareil élargissement de la prospérité, au-delà d’un certain seuil, soit préjudiciable à la richesse globale ; dans le domaine culturel, en revanche, il semble bien, et c’est infiniment regrettable, que la dissémination de la connaissance, à partir d’un certain degré, soit dommageable à sa masse, et nuisible à la culture générale (dans les deux sens du terme).
L’explication de ce phénomène bizarre, à première vue si peu scientifique, viendra sans doute d’une soigneuse distinction entre le synchronique et le diachronique (...). Le temps, comme d’habitude, est la clef du mystère. Que sa quantité ne soit pas extensible, à lui non plus, et qu’il soit (...) la matière la plus précieuse, c’est précisément ce qu’enseigne la culture. (...) Or le temps, et l’argent, et les efforts, mais surtout le temps, consacrés par une société à développer la connaissance ici, ils ne sont pas dévolus à l’accroître là. Un homme cultivé ne l’est pas par quelque grâce du ciel, pure manifestation sans commencement ni fin. Il l’est par le résultat d’un travail, d’un exercice, du lent concours de circonstances favorables, de volonté longuement à l’oeuvre, en lui et chez d’innombrables autres individus, ceux qui ont voulu et construit les écoles, bâti les bibliothèques et classé leurs rayons, écrit les livres, composé les oeuvres, passé des heures à enseigner, à méditer et à préparer leur enseignement. Ce travail-là, parce qu’il est étroitement soumis au temps, et perpétuellement en butte au travail contraire de volontés contraires, d’intérêts hostiles, de négligences agissantes et d’erreurs, à commencer par les erreurs pédagogiques, il n’est pas indéfiniment extensible, lui, pas plus que l’eau, le gaz ou le pétrole – et c’est en ce sens que la culture ne l’est pas non plus.
(p. 36-40)
En régime démocratique la culture de masse ne peut pas s’accommoder de la culture d’une classe cultivée, culture qui n’est pas nécessairement anti-démocratique – elle a même fait beaucoup pour la démocratie – mais fatalement, et par définition, non-démocratique
(p.42)
Que de façon générale, et avec toutes les exceptions individuelles qu’on voudra, au premier rang desquelles celles du génie, il faille deux ou trois générations pour faire un individu tout à fait accompli culturellement, voilà bien, quoique ç’ait été la conviction tranquille de presque tous les siècles avant les nôtres et de la plupart des civilisations, le genre d’opinions ne saurait en aucune façon être reçu parmi nous. S’il était avéré qu’hérédité et culture fussent étroitement liées, on préférerait encore sacrifier la culture, par horreur de l’hérédité, antidémocratique par excellence dès lors qu’elle revêt la forme d’un privilège. Or c’est à peu près ce qui est arrivé, car le lien est bel et bien attesté, comme en atteste à l’envi tout le vocabulaire métaphorique gravitant autour du mot culture : héritage, patrimoine, transmission, etc.
(p.65)
16:16 Publié dans Citations, textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, renaud camus, littérature, citations, textes, démocratie, éducation
21.07.2008
La Tine de Conflens est maintenant patagone
Au nom du Roi!
Au 18ème jour du mois de juillet de l’An de grâce deux mille et huit, le soussigné Karl-Friedrich von Pikkendorff a pris possession au nom de Sa Majesté notre Roi bien aimé Orélie-Antoine 1er de Patagonie et de notre Seigneur Jesus-Christ du lieu dit « La Tine de Conflens » situé approximativement par 46°39’20 de latitude nord et 6°29’38 de longitude est, au confluent de la Venoge et du Veyron, lieu où vécut un ermite et où les rites anciens étaient accomplis.
Fait devant Dieu en ce 21ème jour du mois de juillet deux mille et huit AD.
Karl-Friedrich von Pikkendorff –Explorateur de Sa Majesté dans les Terres barbares
13:53 Publié dans Hors catégorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, patagonie, raspail, tourisme, été, vacances, vaud
20.07.2008
Siné viré de Charlie-Hebdo
Ce n’est plus tout frais et je m’en fiche un peu mais si le limogeage de Siné est une réjouissante nouvelle car il est toujours agréable de voir les gauchistes se bouffer entre eux, l’article sur Sarkozy n’est probablement qu’un prétexte car Siné a toujours été antisémite ; mais il avait jusque–là le tact de pratiquer la forme autorisée, voire recommandée de l’antisémitisme : l’antisionisme.
C’est vrai que l’existence de l’Etat d’Israël rend fou non seulement les antisémites traditionnels car il est peuplé de Juifs qui refusent obstinément de se laisser docilement exterminer, mais également les démocrates bien-pensants pour lesquels un bon juif est un juif en pyjama rayé derrière des barbelés qui servira aux leçons de morale et à la repentance, alors que le soldat de Tsahal qui défend son pays est considéré par les mêmes comme un criminel.
W.
14:14 Publié dans La bonne nouvelle du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, politique, actualité, siné, antisémitisme, charlie-hebdo, médias

