31.08.2008
Le tableau de la semaine
15:22 Publié dans Tableaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, pop-art, david hockney, pearblossom highway
Nicolas Gomez Davila (XII)
Aujourd’hui, pour scandaliser qui que ce soit il suffit de lui proposer de renoncer à quelque chose.
Selon l’homme moderne, l’oppression commence là où l’on interdit quelque immondice.
Le chrétien passe sa vie à demander pardon, le socialiste à demander des primes.
Les civilisations entrent en agonie lorsqu’elles oublient qu’il n’existe pas seulement une activité esthétique, mais aussi une esthétique de l’activité.
La difficulté croissante de recruter des prêtres doit faire honte à l’humanité, et non pas inquiéter l’Eglise.
Les survivants de la vieille bourgeoisie ont péri avec leurs dernières vertus dans la Première Guerre mondiale, ne léguant que leurs vices à un monde universellement embourgeoisé.
Aussi longtemps qu’on ne le prend pas au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans une démocratie. Ensuite, la cigüe.
La prolifération des parasites est appelée croissance du secteur tertiaire de l’économie.
Sans instruction primaire il est impossible d’abrutir définitivement un peuple.
Le monde où il vaudrait la peine de voyager n’existe plus que dans les vieux livres de voyage.
Les eaux de l’Occident sont corrompues, mais leur source est restée pure.
Nicilas Gomez Davila, Le réactionnaire authentique
15:18 Publié dans Citations, textes, Nicolás Gómez Dávila | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : citations, citation, nicolas gomez davila, littérature, réaction, réactionnaire authentique
29.08.2008
Communiqué de l'ALDCN
L’ALDCN (Association de Lutte dans la Dignité Contre la Nutriphobie) a été fondée dans le but de rompre le silence et de briser le tabou de la nutriphobie , maladie dont on ne parle pas assez et de lutter contre les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes qui en sont atteintes
La nutriphobie est une profonde répugnance à se nourrir. Chaque fois qu’il ouvre son frigo, quasi vide la plupart du temps, pour en extraire un surgelé ou une salade vieille de plusieurs jours ou qu’il est contraint de se faire des œufs au plat pour le cinquième fois de la semaine, le nutriphobe est immanquablement atteint de désagréables nausées.
Etre atteint de nutriphobie implique dans la plupart du temps d’être atteint également de ce que nous pouvons appeler la coursophobie. En effet, le nutriphobe a une profonde répugnance à aller faire ses courses ; marcher dans la rue avec un sac à commissions le paralyse de honte, il est saisi de crises d’angoisse dès qu’il met les pieds dans un supermarché et d’apoplexie quand il voit des ménagères mâles ou femelles contempler des poireaux comme s’il s’agissait des bijoux de la Couronne.
La nutriphobie n’a cependant rien à voir avec l’anorexie car si le nutriphobe a horreur de se nourrir et d’effectuer les corvées y afférentes il adore cependant manger au restaurant où disparaissent tous les symptômes de sa maladie. Le nutriphobe est donc obligé de se rendre au restaurant pour manger, c’est pour lui une question de survie.
Une récente étude a démontré qu’au restaurant le nutriphobe était particulièrement friand de plats tels que les pieds de porc au madère, la tête de veau à la vinaigrette, les tripes à la neuchâteloise et les rognons diversement accommodés. Il ne dédaigne pas non plus les crustacés et les fruits de mer tels que gambas grillés à gogo ou les moules marinières à gogo aussi. Le nutriphobe ne dit bien sûr jamais non à une solide entrecôte aux morilles ou à une bonne fondue, chinoise, bourguignonne ou moitié-moitié lorsqu’il partage un repas avec d’autres nutriphobes.
Cette étude, menée sur au moins cinq personnes a montré en outre que le nutriphobe était souvent atteint en parallèle d’aquaphobie, c'est-à-dire qu’il éprouve de fortes difficultés à ingurgiter de l’eau et qu’il est aussi allergique aux limonades gazeuses et surtout aux jus de fruits. Son organisme requiert en effet prioritairement des produits tels que le vin rouge, un bon petit Pinot fait toujours l’affaire, du vin blanc, Fendant de préférence avec la fondue et de la Dôle blanche pour accompagner jambon cru et viande séchée. Il est très important pour le nutriphobe de ne jamais oublier de terminer un repas sans un, deux, trois, voire quatre verres de divers digestifs (pomme, prune, cognac, etc.). Entre les repas, outre le café matinal, le nutriphobe s’hydrate de préférence avec de la bière, voire du pastis quand il fait très chaud.
Le nutriphobe est également dans la plupart des cas un fumomane ou un tabacophile. Le tabac est essentiel à son équilibre tant physique, psychologique que spirituel car, soucieux du salut de son âme, le nutriphobe sait qu’il ne pourra pas emporter ses clopes ou ses cigares au Paradis et qu’il est donc contraint de fumer pendant qu’il est encore vivant. L’ALDCN est donc particulièrement inquiète de l’envahissante prohibition de la fumée dans les lieux publics dans laquelle elle voit une inadmissible discrimination et craint que cela fasse empirer le sort des malheureux nutriphobes.
Afin de sensibiliser l’opinion public à cette maladie et améliorer le sort des nutriphobes en leur garantissant le minimum de cinq repas par semaine au restaurant, l’ALDCN va prochainement lancer une campagne de récolte de fonds auprès de la population et de subventions auprès de l’Etat.
Clou de cette campagne, un Nutrithon, qui comprendra de nombreuse animations : lâcher de ballons biodégradables, spectacles d’artistes de rues, stands de maquillage pour enfants, etc. Et le tout bien sûr dans un esprit de convivialité, d’ouverture, de tolérance, de respect de l’Autre, de solidarité, de diversité des cultures et surtout de dignité.
Winston
Secrétaire général et caissier de l’ALDCN (merci de le contacter personnellement pour les dons.)
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28.08.2008
Yes, we can !
16:31 Publié dans Hors catégorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, clinton, usa, actualité, présidentielles
Nicolas Gomez Davila (XI)
A la tyrannie de nos supérieurs il ne nous est pas impossible de résister ; mais la tyrannie de nos égaux est irrésistible.
Les célébrités de notre temps restent imprégnées de l’odeur des laboratoires publicitaires où elles ont été fabriquées.
Ce que le moderne déteste dans l’Eglise catholique, c’est son triple héritage : chrétien, romain, et hellénique.
Les générations actuelles sont particulièrement ennuyeuses : en effet, comme elles croient avoir inventé la violence et le sexe, elles copulent doctrinairement et doctrinairement massacrent.
L’homme d’aujourd’hui est libre comme le voyageur perdu dans le désert.
Le chrétien progressiste flirte avec son adversaire pour se faire pardonner sa foi.
Les musées sont la punition du touriste.
Jamais l’humanité ne s’est plus laidement habillée qu’en ces temps de liberté vestimentaire. Les seuls vêtements décents pour l’homme sont les costumes traditionnels ou les uniformes.
L’asphalte des villes ne produit que des démocrates, des bureaucrates et des putains.
Le socialisme fait son fonds de commerce de la convoitise et de la misère ; le capitalisme, de la convoitise et des vices.
Nicolas Gomez Davila, Le réactionnaire authentique
16:28 Publié dans Citations, textes, Nicolás Gómez Dávila | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : citations, citation, nicolas gomez davila, littérature, réaction, réactionnaire authentique
27.08.2008
L'argent, bouc émissaire
L’argent mène le monde, l’argent cause de tout le mal, etc. Parmi les lieux communs les plus éculés, ceux qui attribuent à l’argent tous les malheurs du monde sont aussi les plus lassants. On remarque aussi qu’ils sont souvent cités pour mettre fin à une conversation, comme si l’on craignait d’aller plus loin.
Non, l’argent n’est pas la cause des malheurs dont on l’accuse, ces malheurs sont simplement causés par le désir, l’envie, la jalousie, le ressentiment et ce processus de rivalité mimétique que décrit René Girard qui ne fait qu’augmenter en intensité depuis que les dogmes égalitaires poussent l’homme à croire qu’il pourrait être un autre. La structure économique de la société contemporaine ainsi que l’obsession de l’économie dans laquelle elle baigne sont les émanations institutionnelles et psychologiques de cet état de fait et parviennent en quelque sorte à le domestiquer.
L’argent est un bouc émissaire comme le sont aussi par extension ceux qui sont jugés en posséder trop…
W.
12:53 Publié dans Points de repère | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, économie, société, girard, mimétisme
26.08.2008
Pas de bistrots dans mon espace de vie citoyenne durable et solidaire!
Depuis toujours le bistrot déplaît aux cagots et aux bigots. Si les grenouilles de bénitier et les dames des ligues de vertu de l’ancien temps ne sont jamais arrivées à leurs fins, il semble bien que leurs successeurs d’aujourd’hui, notamment les hyènes aux dents blanches du terrorisme antitabac y soient enfin parvenus, car les bistrots sont en train de disparaître dans l’indifférence. Déjà submergés par les fast-food et les kebabs, ils doivent maintenant céder la place à ces abominables lounges pour bobos ou ces machins dont j’ai oublié le nom pour rombières d’âge indéfini fans de George Clooney où l’on ne vous sert que du café. Et de toute façon, leur prochaine transformation en tea-rooms une fois que l’interdiction d’y fumer sera effective sanctionnera leur disparition définitive.
Si le bistrot a toujours déplu aux cagots et bigots d’hier et d’aujourd’hui c’est parce qu’il est ou plutôt était un espace de liberté, une zone franche, une zone libre entre le public et le privé, entre le boulot et la famille ou l’on pouvait respirer avant de retrouver bobonne et les mioches ou de plus simplement changer de troquet. Et le bistrot, vous me l’accorderez, c’était surtout un lieu de la sociabilité masculine si vous me pardonnez ce verbiage sociologisant, ce qui est de plus en plus mal vu. C’est donc tout cela qui doit aujourd’hui impérativement disparaître de ces kolkhozes fleuris que sont désormais nos villes qui se doivent d’être aujourd’hui des espaces de citoyenneté urbaine durable et solidaire ou l’inverse et livrées entre autres nuisances aux fêtes de voisins, aux artistes de rues, aux poussettes 4X4, à ces nouvelles engeances des trottoirs que sont les chaises roulantes électriques… et accessoirement à la racaille une fois la nuit tombée.
W.
17:04 Publié dans Politique, société, actualité, Zone fumeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, société, actualité, ville, antitabac
La 317ème section, de Pierre Schoendoerffer
Indochine, mai 1954. Alors que Dien Bien Phu est en train de tomber, la 317ème section, composée de supplétifs vietnamiens encadrés par un officier et des sous-officiers français, reçoit l’ordre de quitter le poste isolé de Luong Ba qu’elle occupait à la frontière du Laos pour rejoindre la base de Lao Tsaï située à 150 kilomètres. Après plusieurs jours de marche, d’embuscades en embuscades, et avec quelques moments de répit dans des villages indigènes, les hommes de la 317ème section n’arrivent vers leur objectif que pour constater que Lao Tsaï est tombé en mains ennemies. Le film se termine lorsque les survivants de la section s’enfoncent dans la jungle, vers le Nord, pour aller y continuer le combat avec des troupes irrégulières.
Tourné au Cambodge en 1965 par Pierre Schoendoerffer, lui-même correspondant de guerre pendant la guerre d’Indochine, la 317ème section est un des meilleurs films de guerre jamais tourné.
Filmé en noir et blanc, à « hauteur d’hommes » et sans effets spectaculaires le film est proche du documentaire ce qui augmente l’atmosphère de danger, d’étouffement et d’isolement dans lequel évoluent les protagonistes de ce film âpre .
Personnages principaux: le sous-lieutenant Torrens ( Jacques Perrin) et l’adjudant Willsdorff (Bruno Cremer), l’un frai émoulu de St-Cyr Coëtqidan et l’autre, mobilisé dans la Wehrmacht pendant la seconde Guerre mondiale car Alsacien, est un vétéran du front de l’Est. On aurait pu s’attendre à ce que le réalisateur exploite le filon de la rivalité et de la lutte pour le pouvoir entre le jeune officier et le vieux baroudeur. Mais Schoendoerffer ne tombe pas dans ce piège. D’ailleurs, il ne surcharge pas ses personnages, ils parlent peu et n’étalent pas leurs états d’âme. On ne sait que l’essentiel et il faut les deviner pour le reste. Ils partagent tous bravoure, peur, résignation volonté de survivre et sens de l’honneur, ce sont des soldats oubliés d’une guerre oubliée dont le sort se règle à des milliers de kilomètres de la zone des opérations.
Et ce qui fait peut-être la grandeur de ce film c’est que, paradoxalement, il ne s’y passe pas grand-chose, on marche, on se bat, on agonise et on meurt, parfois avec le réconfort d’une pipe d’opium. « C’est dégueulasse » dit Torrens avant de mourir, « Qu’est-ce que ça veut dire, dégueulasse ? C’est la guerre » lui répond Willsdorff.
Quant à la signification politique que Schoendoerffer a peut-être voulu donner à son film, il suffit de voir le premier plan pour la comprendre : Torrens, seul à l’écran, descend le drapeau tricolore du mât du poste de Luong Ba. A ce moment, tout est déjà dit….
Plus de dix ans plus tard, avec l’admirable Crabe-Tambour, Schoendoerffer reviendra sur cette période de l’histoire, celle de la décolonisation et de la fin de ce qu’a été une fois la France, il y maintenant bien longtemps…
A noter que dans le Crabe-Tambour, le héros interprété par Jacques Perrin est un Willsdorff, frère je crois, de celui de la 317ème section qui, comme nous l’apprend une voix off à la fin du film sortira vivant d’Indochine mais sera tué en 1960 dans les djebels.
W.
16:37 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, histoire, 317ème section, schoendoerffer, indochine, guerre
Nicolas Gomez Davila (X)
Marx n’est pas un prophète hébreu, mais un idéologue bourgeois. Ce qui l’inspire n’est pas un messianisme héréditaire, c’est l’optimisme de la bourgeoisie triomphante de son temps.
Le marxisme est la théologie puritaine de la religion bourgeoise.
Le christianisme peut vivre en concubinage légal avec le monde, mais pas en couple légitime.
Aujourd’hui on ne range pas une thèse aux archives parce qu’elle est fausse, mais parce qu’une plus récente a été publiée.
L’inflation économique de cette fin de siècle est un phénomène moral. Résultat, et à la fois châtiment, de la convoitise égalitaire.
Seule la « mélancolie des ruines » pourra quelque jour excuser ces édifices contemporains.
L’Occident flétrit à son contact tout âme non occidentale.
Le barbare se contente de détruire ; le touriste profane.
L’adulte intelligent est celui en lequel perdure l’enfant et meurt le jeune homme.
Même en matière de plaisir nous ne devons pas accepter les références égalitaires. Le plaisir d’un porc est un plaisir de porc.
Nicolas Gomez-Davila, Le réactionnaire authentique
16:29 Publié dans Citations, textes, Nicolás Gómez Dávila | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : citations, nicolas gomez-davila, littérature, réaction, réactionnaire
25.08.2008
No comment
Sarkozy sur les lieux d'un massacre commis en 1944 par des soldats allemands
MAILLE (France) - Le président français Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi à Maillé, un village du centre du pays, où des soldats allemands avait massacré 124 habitants en 1944, et a déclaré que la France avait commis une "faute morale" en ignorant depuis ce drame.
"En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", a déclaré M. Sarkozy, premier président de la République à se rendre sur les lieux du "village martyr", le jour anniversaire du massacre, perpétré le jour même de la Libération de Paris.
"C'est cette faute qu'au nom de la Nation toute entière, je suis venu reconnaître et réparer aujourd'hui", a ajouté le chef de l'Etat devant une foule de plusieurs centaines de personnes, parmi lesquels des survivants, dont la famille, les amis, ont été massacrés, mitraillés à bout portant ou égorgés.
Il a souhaité "que chaque année, au moment où nous fêtons la libération de Paris, nous ayons une pensée pour Maillé", car "c'est en se souvenant d'événements comme ceux qui se sont produits ici que nos enfants sauront où est leur devoir moral, où est le devoir moral de la France".
Le 25 août 1944, 60 à 80 soldats allemands avaient tué par balles ou arme blanche 124 des quelque 500 habitants de Maillé, dont 42 femmes et 44 enfants, avant de bombarder le village. Ce massacre avait été commis au lendemain d'un accrochage entre des résistants et des soldats de la Wehrmacht.
Selon M. Sarkozy, à l'aune du "souvenir tragique" de ce massacre, "on comprend mieux (...) ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale".
"Je pense notamment au sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, ces terroristes que nous combattons en Afghanistan", a-t-il ajouté, en référence aux militaires tués la semaine dernière dans une embuscade à l'est de Kaboul.
Malgré quelques témoignages sur le massacre de Maillé, notamment du curé du village, André Payon, qui y survécut et écrivit un livre sur la tragédie dès 1945, les événements sont restés ignorés des Français pendant plus de six décennies.
Jusqu'à ce que les Allemands eux-mêmes - contrairement à la France, l'Allemagne ne reconnaît pas la prescription pour les crimes de guerre - ouvrent une enquête. En juillet dernier, le procureur général de Dortmund, Ulrich Maass, est venu à Maillé. Il doit y revenir en novembre.
(©AFP / 25 août 2008 16h59)
18:29 Publié dans No comment | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, mémoire, sarkozy, maillé, actualité




