30.07.2009

Toujours plus loin

- Satanas, vous n’avez pas peur parfois d’aller trop loin ?
- Cela m’arrive mon Diabolo, mais ils m’étonnent toujours en bien. Bon, ceci dit, il doit bien y avoir une limite.
- Et qu’est-ce qu’il se passera si on atteint la limite ?
- Je n’en sais rien et puis je m’en fous. Mais on est obligé d’aller toujours plus loin, on ne peut pas s’arrêter, s’arrêter serait notre fin ; ça, j’en suis sûr.
- Alors nous sommes faillibles.
- Oui, Diabolo, nous sommes faillibles. Mais ça, ils ne doivent pas le savoir.

28.07.2009

Les jouets

Franchement, Diabolo, ils me font vraiment rigoler. C’est fou tout ce que nous avons pu leur faire passer. Le jour où on leur a fait accepter le mariage homosexuel je n’y ai pas cru ; là j’ai su que tout, absolument tout, était désormais possible. Ils sont vraiment cons, faut dire qu’on y a travaillé dur.
Et en plus Satanas, ils ont tout de suite fait passer des lois pour interdire d’être contre le mariage homosexuel, ils sont épatants.
Hé, hé, mon ami, des fois je me demande même à quoi nous servons tant ils anticipent ce que nous voulons, il  n’y a qu’à donner l’impulsion. Cela me rappelle ce qui se disait en Allemagne à l’époque, « travailler en direction du Führer », mais là ils ne savent même pas pour qui ils travaillent.
Jusqu’où pourrons-nous aller, Satanas ?
Très loin, car ils sont nos jouets.

25.07.2009

La réaction

Satanas, faut-il craindre tous ces réactionnaires et cette extrême-droite ultraconservatrice comme dit le Clergé ? Non, nous n’avons plus rien à craindre d’eux car ils sont du passé ; et quoi qu’ils en pensent nous n’y retournerons pas. Au contraire, mon Diabolo, ils nous sont utiles. En France, sans le Borgne, nous ne triompherions pas comme aujourd’hui. En Suisse, nous avons même pu nous permettre un petit coup d’Etat pour virer Cricri, oui, un coup d’Etat pour leur montrer qui commande ici et ils n’ont pas bronché, on leur a fait bien comprendre que c’était pour leur bien. Qu’ils continuent à voter pour eux tant qu’ils croient que cela pourra changer quelque chose.
Il y en a pourtant un, Satanas, qui semble un peu différent, c’est ce Hollandais, Geert quelque chose, mais je ne connais pas bien. Oui Diabolo, tu as raison de me faire penser à ce type là, je ne le connais pas bien non plus mais ce que j’en ai entendu m’inquiète car lui ne souhaite pas le retour au passé et a l’air parfaitement à l’aise dans le monde moderne. Il faut l’avoir à l’œil et ne pas hésiter à s’en occuper sérieusement si le besoin s’en fait sentir. Ne crains rien Diabolo.

23.07.2009

La soumission

Maître, j’avoue avoir parfois peur de l’islam. N’aie aucune crainte, cher Disciple, l’islam est notre ami, notre meilleur ami même. Pourquoi, Maître ? Car islam veut dire soumission et nous voulons qu’il soit soumis. De plus, aucun aspect de la vie humaine n’échappe à la loi de Mahomet, et nous devons contrôler toute son existence. Il doit savoir qu’aucune de ses activités, qu’aucune de ses paroles et qu’aucune de ses pensées n’échappe à la loi. Le christianisme prêche la subversion de la loi et la liberté de l’homme. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps et il faut lui instiller la peur de la liberté. C’est pour cela que nous devons laisser le champ libre à l’islam. Je comprends, Maître, d’ailleurs nous lui avons déjà appris à avoir peur de penser du mal de l’islam.

22.07.2009

La crise

A quoi sert la crise, Maître ? A lui faire croire qu’elle se terminera un jour.

L'ennemi

Il faut bien que tu comprennes que notre ennemi n’est pas le criminel.Mais qui est notre ennemi alors, Maître ? Notre ennemi, c’est lui (le Maître désigna alors sur l’écran un homme).  C’est lui que nous devons  contrôler et surveiller. Comment nous y prendre, Maître ? Il y a d’innombrables moyens, cher Disciple. Il y a le spectacle et la fête, mais cela ne suffit pas car il doit vivre dans la crainte et pour cela il y a le criminel, le criminel est notre ami. Tant qu’il a peur il nous mangera  dans la main et nous obéira. Mais attention, il ne doit pas être désespéré. Tant qu’il croira pouvoir jouir de sa petite retraite dans son petit pavillon nous n’aurons rien à craindre de lui.

27.08.2008

L'argent, bouc émissaire

L’argent mène le  monde, l’argent cause de tout le mal,  etc. Parmi les lieux communs les plus éculés, ceux qui attribuent à l’argent tous les malheurs du monde sont aussi les plus lassants. On remarque aussi qu’ils sont souvent cités pour mettre fin à une conversation, comme si l’on craignait d’aller plus loin.

Non, l’argent  n’est pas la cause des malheurs dont on l’accuse, ces malheurs sont simplement causés par le désir, l’envie, la jalousie, le ressentiment et ce processus de rivalité mimétique que décrit René Girard qui ne fait qu’augmenter en intensité depuis que les dogmes égalitaires poussent l’homme à croire qu’il pourrait être un autre. La structure économique de la société contemporaine  ainsi que l’obsession de l’économie dans laquelle elle baigne sont les émanations institutionnelles et psychologiques de cet état de fait et parviennent en quelque sorte à le domestiquer.

L’argent est un bouc émissaire comme le sont aussi par extension  ceux qui sont jugés en posséder trop…

W.

15.08.2008

Foulards et laïcards

 

Il est toujours amusant d’entendre les laïcards protester contre le port du foulard par les femmes musulmanes. Ces crétins ne se rendent pas compte que c’est bien parce que nos sociétés sont laïques que l’on croise chaque jour plus d’enfoulardées dans les rues de nos villes.

W.

08.08.2008

La superstition progressiste

 

 

Le « monde moderne » n’est pas tant une époque ou une période de l’histoire qu’un état possible du monde ou de l’histoire. Il y a toujours eu du moderne, il devait déjà y en avoir chez l’homme préhistorique.

Le monde moderne n’est pas non plus le résultat d’une conspiration ou d’une machiavélique volonté de domination. Le monde moderne est une idée, ou plutôt le fruit d’une superstition, la superstition progressiste, cette croyance folle en l’avènement d’un monde harmonieux et parfait, homogène et unifié, le « meilleur des mondes ». Egalitarisme, droits de l’homme, écologisme, animalisme, etc. n’en sont que des produits, tout comme le socialisme, le communisme, le fascisme et le national-socialisme.

La Réforme, les « Lumières », puis finalement cette longue « ère des révolutions » s’étalant de 1789 à la chute de l’empire soviétique vont peu à peu déchaîner – au sens littéral – ce monde moderne qui triomphe aujourd’hui. Faut-il y voir la volonté divine ? Pourquoi pas. « Le monde moderne ne sera jamais châtié, écrivait Nicolas Gomez Davila, il est le châtiment.

W.

02.08.2008

National-socialisme et modernité

On ne peut que constater que l’éternel ressassement de la Shoah dispense de se pencher sur ce qu’était effectivement le national-socialisme tout en permettant également à la démocratie terminale de dissimuler avantageusement son antisémitisme.

Il est vrai que donner une définition satisfaisante du national-socialisme est une tâche difficile. Le « dévouement inconditionnel à la personne du Führer » (Joachim Fest) comptait plus que le respect de la doctrine. Une doctrine d’ailleurs passablement floue mais orientée autour de trois éléments stables : la race, l’espace (le Lebensraum) et le combat. Et, chose essentielle à mon avis, Joachim Fest voit dans le national-socialisme une « propagande qui se donnait pour idéologie ».

Je ne peux donc m’empêcher de penser que la démocratie terminale est, comme le national-socialisme, d’abord un discours, une propagande, une diarrhée verbale organisée autour de quelques éléments plus ou moins stables et identifiables issus de la superstition progressiste tels que les droits de l’homme, l’égalitarisme, l’utopie d’une société débarrassée de toute négativité, le racialisme baptisé aujourd’hui « antiracisme » ou « diversité culturelle », l’antichristianisme (et par extension l’antisémitisme), et bien sûr ce lexique du combat ou de la lutte – la démocratie terminale se doit d’être toujours « en lutte » ou « combattre » pour ou contre quelque chose, c’est la condition même de sa survie.

A ce stade on ne peur que relever les points communs entre démocratie terminale et  national- socialisme : racialisme, lexique du combat, antichristianisme, antisémitisme, car le peuple juif représente l’altérité absolue ce qui n’est pas tolérable pour cette démocratie qui rejette tout ce qui ne lui ressemble pas. Le national-socialisme s’est aussi toujours voulu et vu comme moderne et égalitaire, c’est un socialisme.

W.

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