21.08.2009

Affaire Kadhafi. Scarface et les boutiquiers

Comme prévu, la Suisse sort humiliée de la résolution de l’affaire Kadhafi ; résolution toute provisoire d’ailleurs car les otages ne sont toujours pas rentrés au pays et il lui faudra encore se soumettre à un tribunal arbitral international. Notre gouvernement n’a pas fini d’avaler des couleuvres. Il convient également de rappeler, comme l’excellent Alain Rebetez de la TSR a été le seul journaliste à le faire, qu’un des parents des domestiques d’Hannibal Kadhafi a totalement disparu de la circulation depuis son arrestation par la police libyenne.
Les jeux étaient pourtant faits dès le début de l’affaire ou, en tout cas, dès la libération d’Hannibal Kadhafi, ce qui ôtait à la Suisse tout moyen de pression de la Libye. Avec le recul, il faut avouer que si l’abcès avait été crevé dès l’été dernier en acceptant tout de suite les exigences libyennes la blessure aurait été moins douloureuse.
Au-delà des commentaires de la presse il ne faudrait pourtant pas oublier une chose, c’est que si cette crise se termine par une défaite humiliante  de la Suisse c’est que celle-ci a cru qu’elle pouvait être résolue par les canaux de la diplomatie et du droit international alors que la Libye du colonel Kadhafi ne comprend que le langage de la force et se fiche complètement de règles qui ne valent qu’entre les démocraties occidentales. En d’autres termes, le colonel Kadhafi, toute crapule qu’il soit, a agi dans cette affaire en homme politique qui ne craint pas d’entrer dans des rapports de force brutaux et de nommer l’ennemi alors qu’il n’avait en face de lui que des craintifs  boutiquiers pour lesquels le mot  politique est un synonyme de marketing électoral ou de comptabilité.
Et pour en terminer ave cette affaire, il est bien sûr inutile de pleurnicher sur l’ « isolement politique » dont la Suisse aurait souffert. Il n’y avait rien à  attendre de la France de Sarkozy  ou de l’Italie de Berlusconi qui ont récemment servi de paillasson au Scarface du désert. Quant à la Grande-Bretagne, elle vient de libérer le principal responsable de l’attentat de Lockerbie. Les cloportes ne sévissent pas qu’en Suisse.

15.07.2009

Le principe du pouvoir dans les sociétés occidentales

"Quel est le principe du pouvoir dans les sociétés occidentales (qui se disent démocratiques) ?

D'abord, effectivement, les sociétés occidentales ne disent pas la vérité lorsqu'elles se disent démocratiques. Objectivement parlant il vaudrait mieux les appeler oligarchiques, au sens où le pouvoir n'y est pas exercé par le grand nombre  mais par le petit nombre. Le petit nombre cherche à se faire passer pour représentatif du grand nombre, et dans l'intérêt même du petit nombre. Le petit nombre cherche à se faire passer pour représentatif du grand nombre, mais il n’en reste pas moins un « élite du pouvoir » (…), élite offrant plus d’une caractéristique commune avec l’ancienne nomenklatura des pays de l’Est, dont les membres s’entendaient entre eux pour défendre leurs privilèges et verrouiller le système à leur profit. On essaye par exemple de faire croire aux gens qu’ils sont libres de choisir démocratiquement leurs gouvernants, mais les partis qui alternent aujourd’hui au pouvoir ne divergent entre eux que sur des points de détails. Sur l’essentiel ils sont tous d’accord entre eux. Et les programmes qu’ils mettent en œuvre sont plus ou moins interchangeables. Il n’y a donc pas véritablement de choix. On continue, certes, à parler de droite et de gauche, mais la droite n’a plus rien en fait à voir avec la droite. C’est une droite honteuse, ne craignant rien tant que de se singulariser par rapport à la gauche. Une « moindre gauche », si l’on ose dire, étroitement alignée sur la gauche dont elle subit le pouvoir d’attraction. En sorte que les idées de gauche finissent toujours tôt ou tard par devenir celles de la droite. Et que la droite finit par ne plus être qu’une des composantes de la gauche. Cela ne signifie pas que le pluralisme n’existe pas dans les sociétés occidentales, mais il se circonscrit à la seule sphère privée, à l’exclusion de la sphère publique. D’où l’importance particulière des médias dans ce contexte, au sens où ils assurent l’interface entre la sphère publique et la sphère privée. Leur rôle est essentiellement un rôle de filtrage. Ils veillent à ce que certaines choses qui se disent en privé (par exemple ce qui vient d’être dit ici) ne puissent être répercutées dans la sphère publique.  Bref, le fondement du pouvoir dans les sociétés occidentales (comme en bon nombre d’autres sociétés au demeurant) est le mensonge. Ajoutons que la distinction entre pouvoir et contre-pouvoir perd ici toute signification, car les éventuels contre-pouvoirs (justice, universités, médias, etc.) sont tous aujourd’hui étroitement intégrés au pouvoir."


Eric Werner, L’après-démocratie, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2001, p. 115-116

 

11.06.2009

L’initiative contre les minarets. Une initiative contre-productive

Le corps électoral suisse votera finalement sur l’initiative dite des minarets et qui vise à interdire la construction de ces édifices sur le territoire helvétique. A la suite du Conseil national le Conseil des Etats a certes massivement rejeté cette initiative sans lui opposer de contre-projet mais a décidé tout ne même de la déclarer recevable et de la soumettre au verdict des urnes bien qu’elle ne soit guère compatible avec le droit international. Les sénateurs ont donc décidé de faire passer les droits constitutionnels suisses avant le droit international, c’est déjà une bonne chose vu l’illégitimité de ce dernier.


Cette initiative n’est pourtant guère satisfaisante. Lancée par un comité proche de l’UDC et de l’Union démocratique fédérale (UDF) elle veut lutter contre  une « islamisation rampante » du pays. On pourrait déjà trouver cette initiative bien timide car ce n’est pas à une « islamisation rampante » que la Suisse se trouve confrontée mais, comme tous les autres pays européens, à une véritable colonisation musulmane mais le pire est que, quelque soit le résultat de la votation populaire, c’est l’islam qui en sortira triomphant.
En effet, à moins que l’initiative soit massivement acceptée à un taux d’au moins 75%, c’est bien l’islam qui sera le vainqueur du scrutin. Une acceptation timide déclenchera un raz de marée islamophile dans un establishment qui se ruera à  la défense des musulmans en prenant la pose  de ceux qui résistent au retour « des heures les plus sombres de notre histoire ». On connaît le couplet, il nous sera déjà servi pendant la campagne des votations. A propos des minarets eux-mêmes on verra en cas d’acceptation de l’initiative des édiles communales proposer gracieusement aux frais du contribuable la construction de minarets et de mosquée tout confort aux musulmans de leurs communes, toujours au nom de la tolérance et du refus de toute discrimination. En cas de rejet de l’initiative, ce qui est l’hypothèse la plus probable, l’establishment n’en pourra plus de se féliciter de l’ouverture au monde  et de la tolérance des Suisses et y verra le triomphe définitif d’une Suisse multiculturelle.
En ce qui concerne les musulmans de Suisse eux-mêmes, une acceptation leur permettra de prendre la pose de victimes discriminées et leur vaudra le soutien total de l’establishment comme je l’ai dit ci-dessus alors qu’un rejet les confortera définitivement dans l’idée que l’islam a une place légitime en Suisse, une place appelée à devenir de plus en plus large. Un refus sera surtout interprété par les musulmans comme une preuve de plus de la faiblesse de l’occident.  Bref, refusée comme acceptée, cette initiative risque fort d’atteindre le but inverse que celui qu’elle se proposait en accélérant l’islamisation du pays. Dans ce sens, il aurait mieux fallu que le Parlement décide de la déclarer invalide.

Les débats au Conseil des Etats, et surtout les interventions des opposants à l’initiative reprennent pour l’essentiel les arguments qui ont été opposés à cette initiative dès son lancement. Relevons les plus intéressants en commençant par  celui qui voit dans cette initiative un « retour à l’époque où l’on stigmatisait les minorités religieuses ». Cet argument, particulièrement niais, met sur un même plan la colonisation actuelle du pays par l’islam avec les querelles internes au christianisme et à la Suisse du 19ème siècle - la question des clochers notamment, longtemps interdits sur les églises catholiques dans les cantons protestants – alors que l’islam nous est foncièrement étranger. L’islam n’est pas non plus une petite secte protestante de la Broye  vaudoise comptant 150 membres puisqu’il  y a près d’un demi-million de musulmans en Suisse aujourd’hui, un nombre appelé à croître de façon exponentielle, l’islam ne saurait donc être considéré comme une minorité religieuse. Il y a même fort à parier que l’islam sera bientôt la première religion pratiquée en Suisse, si ce n’est pas déjà le cas. Inutile de compter sur le temps et une éventuelle intégration non plus car plus une communauté est nombreuse et moins elle s’intègre ou s’assimile. L’immigration n’est pas  une question d’individus mais une question de démographie, de masse critique. Nous sommes dans un rapport de force avec l’islam, que nous le voulions ou non et que les musulmans de Suisse le veuillent ou non. Il s’agit de bien s’imprimer cela dans le crâne. C’est peut-être malheureux, mais c’est comme cela.

D’ailleurs, il est remarquable que nombre des arguments opposés à l’initiative des minarets montrent, sans que leurs auteurs le reconnaissent, la peur qu’inspire l’islam. Pour certains,  l’acceptation de cette initiative serait un boulevard ouvert aux islamistes, d’autres voient dans cette initiative un danger pour la sécurité du pays, un danger non seulement pour les Suisses ou les intérêts suisses dans les pays musulmans mais également un danger pour la sécurité intérieure du pays. L’islam est donc bel et bien considéré comme un danger pour le pays même au plus haut niveau du pouvoir politique. C’est là un espoir. Mais il ne faut pas oublier que si la peur a un aspect positif qui est celui d’activer les mécanismes de défense, de refus et de résistance, elle incite  le plus souvent à la soumission la plus servile devant le danger ou l’ennemi. Je crois qu’il est inutile de préciser comment réagissent et réagiront à l’avenir nos politiciens et notre establishment face à cet islam qui leur fait peur.

07.02.2009

Bien sûr qu'il faut voter non à l'extension des bilatérales

Bien sûr qu’il faut voter « non » à l’extension des bilatérales et de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie car de tout façon le résultat du vote ne changera rien. Inutile donc de craindre les conséquences d’un éventuel refus car il n’en serait simplement pas tenu compte et ça ne changerait rien à la dynamique dans laquelle la Suisse et les autres pays européens sont engagés.
Voter non, c’est simplement s’accorder un des derniers plaisirs qui nous restent, et sans doute plus pour longtemps, celui de dire MERDE ! à tout l’establishment. On aurait tort de se gêner.

11.01.2009

Le conflit israélo-palestinien en un dessin

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Source : ILYS

10.01.2009

Ces méchants juifs tueurs d'enfants

Tout le monde sait que l’armée israélienne doit une partie de sa réputation à la fâcheuse tendance qu’elle a de « tuer des enfants ».  Même les boys américains en Irak ou en Afghanistan ne semblent menacer la domination absolue de Tsahal sur ce terrain et les  concours de "porter d’enfants blessés devant caméras " auxquels se livrent frénétiquement les Palestiniens nous rassurent sur ce fait tous les jours.
Evidemment, tout cela ne doit rien au hasard et nous ne parlons même pas des astuces ludiques des « activistes » du Hamas qui adorent installer lance-roquettes et dépôts de munitions dans des écoles.
Il s’agit bien sûr de rappeler au naïfs occidentaux ce vieux mythe judéophobe du « juif tueur d’enfants » et la facilité avec laquelle médias et belles-âmes tombent de le panneau de la propagande islamiste  montre que l’antisémitisme n’a pas disparu d’un coup de baguette magique en Europe après la Seconde guerre mondiale. Il s’est simplement transformé en antisionisme et il faut vraiment être un niais pour s’étonner de l’idylle entre le gauchiste multiculturaliste Dieudonné et Jean-Marie le Pen. L’antisémitisme rassemble les hommes pourrait-on dire. Pourquoi ? Parce ce que le juif représente l’altérité absolue. Il est un obstacle tant pour les obsédés de la pureté d’une race que pour les obsédés du mondialisme antiraciste et multiculturel.
Certes, l’Europe ne cesse de ressasser la Shoah jusqu’à l’overdose mais cette morbide manie est trop exagérée pour être honnête et les associations ou lobbys juifs en Europe feraient bien de s’en rendre compte.  Tout cela dissimule le fait que pour l’Europe d’ aujourd’hui un « bon juif » est un juif en pyjama rayé derrière des barbelés, éternel objet de pitié et instrument de repentance et de bonne conscience alors que le « sale juif » est le soldat israélien « tueur d’enfants » installé dans le cockpit de son F-16 ou dans la tourelle d’un char Merkava, bref, un juif qui refuse obstinément de se laisser assassiner.

 

 

05.01.2009

Tous égaux, tous des numéros

Voilà des années que l’on s’écharpe au Parlement pour trouver une solution « égalitaire » au nom de famille porté par des conjoints et leurs enfants, question d’en finir enfin avec la « tradition patriarcale ». Aux dernières nouvelles, le nom de famille que portera l’enfant pourrait être même tiré au sort si les parents n’arrivent pas à se mettre d’accord.
On s’étonne qu’un député cherchant à faire avancer le débat avec une proposition novatrice brisant un tabou n’ait pas encore eu l’idée  du suggérer la liquidation pure et simple du nom de famille.
Et puis tant qu’on y est, autant pousser jusqu’à sa limite le délire égalitariste en supprimant même tout prénom puisque ceux-ci sont des « marqueurs sociaux » comme nous le rappelle un article du dernier Matin Dimanche. On pourrait remplacer le prénom par la date de naissance. Tous les moufetons nés aujourd’hui se verraient par exemple affublés du chiffre 5109. Soyons tous égaux, soyons des numéros. C’est ça le multiculturalisme dans la diversité antisexiste ouvert et tolérant, non ?

29.12.2008

Quand la lâcheté est une vertu

Après deux agressions dans des trains en Suisse alémanique Le Matin de samedi dernier se demande pourquoi les autres passagers  restent passifs lors d’agressions. Un sociologue conclut sur l’individualisme de notre société et le manque de cohésion interne du « groupe » que constituent les passagers d’un train.
Si ces explications ne sont pas fausses elles n’expliquent pas tout. Bien sûr,  la peur d’être soi-même agressé et blessé rentre en ligne de compte. Il est également est évident que le témoin d’une agression sait aussi que  si il ne faisait que griffer la joue ou légèrement tordre le petit doigt d’une racaille il devrait en répondre devant la justice qui lui expliquerait que ce n’est pas à lui de faire la police et qu’il n’est pas formé à la médiation des conflits avant de lui infliger une condamnation pour coups et blessures, une condamnation  probablement aggravée si l’agresseur était un diversifié venu nous faire bénéficier de toutes les richesses de sa culture mais se sentant discriminé dans une société frileuse, xénophobe et repliée sur elle-même.
Mais surtout nous vivons surtout dans une société qui éduque ses membres à la lâcheté en leur apprenant dès l’enfance qu’il faut baisser les yeux devant l’agresseur et se  soumettre à ses exigences. La démocratie a fait de la lâcheté une vertu. Nous n’avons pas fini d’en payer le prix

24.12.2008

Initiative anti-minarets

A l’occasion de Noël, Le Temps démarre sa campagne contre l’initiative anti-minarets. Aucun poncif ne nous sera épargné et il va falloir subir ceci pendant une année environ à moins que, et c’est toujours probable, l’initiative ne soit « invalidée » par la députaille fédérale qui fait dans ses culottes à l’idée de vexer les musulmans et l’Union européenne.
Ce sont les arguments relativistes qui prédominent  dans ces articles. L’islam ne serait qu’une religion de plus et vu que les cantons protestants ont accepté au siècle dernier de construire des églises catholiques il n’y aucune raison pour que les musulmans ne puissent disposer des lieux de cultes qu’ils désirent.  « La tolérance a toujours payé » glapit l’éditorialiste de service, c’est ce qu’on verra…
Le procédé est malhonnête. Tout d’abord la question des églises et des clochers catholiques dans les cantons protestants (et vice-versa) était une affaire de chrétiens et de Suisses. Ensuite, mettre par exemple sur le même plan les communautés juives  et musulmanes en Suisse c’est oublier une dimension fondamentale qui est celle de la démographie. Si les suisses de confession juive sont à peine 30'000 il y a  près de 400'000 musulmans qui résident dans notre pays, un chiffre appelé à augmenter de façon exponentielle. La question de l’islam en Suisse ou dans le reste de l’Europe est d’abord et même uniquement  une question de démographie et non pas une question d’intégration ou de respect de nos institutions. Si il n’y avait que 50'000 musulmans en Suisse nous n’aurions rien contre la construction d’une belle mosquée avec minaret et tout le toutim dans chaque chef-lieu cantonal.

18.10.2008

68 milliards et des espoirs

Le plan de sauvetage concocté par le Conseil fédéral pour l’UBS donne lieu comme il fallait s’y attendre à des réactions indignées. L’opinion publico-médiatique est pour le moins curieuse. Elle reproche tout d’abord à l’Etat de ne rien faire au sujet de la crise financière puis lui reproche ensuite de faire quelque chose. C’est évidemment un scandale pour les sots de voir la Confédération injecter 68 milliards de francs dans une banque pour la nettoyer. « C’est l’argent de nos impôts, c’est notre argent »  entend-t-on pleurnicher ici et là. Et alors ? Premièrement je considère que l’argent que me soutire l’Etat n’est plus le mien et deuxièmement  je préfère que ce pognon passe  dans l’assainissement de l’UBS plutôt que dans l’aide au développement, la prévention des maladies cardio-vasculaires, les subventions au cinéma d’auteur,  la promotion de l’égalité des sexes ou d’autres fadaises de ce genre. Ce que ramasse l’UBS, c’est tout ce que l’ennemi n’aura pas…On peut aussi être satisfait de constater que le gouvernement est encore capable de réagir de manière réaliste à une crise et qu’il sait quand il le faut prendre des décisions impopulaires qui ne sont pas dictées par la morale et le souci de plaire à la populace.
Mais quoi qu’on en pense par ailleurs, ces mesures ne semblent pas, aux dernières nouvelles, rassurer les investisseurs.On peut donc encore à bon droit se faire quelques illusions sur la suite. L’espérance est une vertu…

W.

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