23.07.2009
La soumission
Maître, j’avoue avoir parfois peur de l’islam. N’aie aucune crainte, cher Disciple, l’islam est notre ami, notre meilleur ami même. Pourquoi, Maître ? Car islam veut dire soumission et nous voulons qu’il soit soumis. De plus, aucun aspect de la vie humaine n’échappe à la loi de Mahomet, et nous devons contrôler toute son existence. Il doit savoir qu’aucune de ses activités, qu’aucune de ses paroles et qu’aucune de ses pensées n’échappe à la loi. Le christianisme prêche la subversion de la loi et la liberté de l’homme. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps et il faut lui instiller la peur de la liberté. C’est pour cela que nous devons laisser le champ libre à l’islam. Je comprends, Maître, d’ailleurs nous lui avons déjà appris à avoir peur de penser du mal de l’islam.
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29.06.2009
Les assistants sexuels. « Je brise un tabou donc je suis » ou quand le plus vieux métier du monde se fait citoyen
C’est un nouveau tabou qui vient de tomber et une nouvelle avancée qui vient d’être faite. En effet, le samedi 13 juin dernier au Buffet de la Gare de Lausanne six hommes et quatre femmes on reçu en présence d’une centaine de personnes proches des handicapés leur diplôme d’ « assistants sexuels » décerné après une formation d’une vingtaine d’heures s’étalant sur une année. Le travail de ces assistants sexuels consistera à fournir aux personnes handicapées différentes « prestations d’ordre corporelle et érotique » telles que massages et aide à la masturbation. Il n’est cependant pas prévu que ces assistants sexuels fournissent des rapports sexuels complets. Ces prestations seront facturées au prix de 150 fr. l’heure
Pour les initiateurs de ce projet que sont entre autres la SEHP (Sexualité et handicaps pluriels) et Pro Infirmis c’est un tabou qui est tombé et un premier pas vers la reconnaissance « de l’universalité des pulsions et besoins sexuels fondamentaux de l’être humain, handicapé ou non ».
Pour le Conseiller national écologiste Luc Recordon, l’ « assistance sexuelle est une activité d’intérêt public que le monde politique doit regarder avec bienveillance ». Pour ce dernier, « l’idéal serait bien sûr que les représentations liées au « mystère de l’attirance sexuelle » changent et n’excluent personne ». (Source : 24Heures du 16 juin 2009).
Pour en arriver là il a fallu vaincre quelques réticences, celles des donateurs de Pro Infirmis notamment, dont l’esprit pudibond imaginait mal que leur argent serve à étudier la meilleure manière de prodiguer une fellation à un hémiplégique.
Voilà. Mais voilà quoi ? De la prostitution me direz-vous. D’accord, mais pas n’importe laquelle. D’ailleurs, on peut même supposer que les initiateurs de cette nouvelle profession voient dans la prostitution une forme d’esclavage ou de « violence faite aux femmes » et qu’ils font partie de ceux que rêvent de mettre les michetons en cabane ou, à défaut, de les soigner. En fait, ces assistants sexuels et ceux qui les ont inventés inaugurent une nouvelle forme de prostitution, la prostitution citoyenne, à savoir une prostitution pour la bonne cause, qui lutte pour des droits et contre des discriminations et qui s’invente un tabou pour pouvoir le briser avec fierté en tortillant du fion en n’oubliant pas de revendiquer une reconnaissance pour pouvoir toucher des subventions. En fait rien que de très banal de nos jours.
Accessoirement, on distingue dans cette affaire une des principaux fantasmes modernes, celui d’une sexualité dépouillée de tout négatif qui serait une activité à la fois fun, ludique et thérapeutique, à l’égal du nordic-walking, et bien sûr égalitaire, ce que résume si bien le triste Luc Recordon lorsqu’il prétend vouloir changer les représentations liées « au mystère de l’attirance sexuelle » pour qu’elles n’excluent personne ». On pourrait rappeler à ce dernier qu’est désiré ce qui est déjà désiré, d’où toutes sortes de problèmes dont la littérature fait état depuis quelques siècles si ce n’est quelques millénaires, mais passons, cela nous entraînerait trop loin.
Mais dans le fond, et même si ses protagonistes n’en ont pas vraiment conscience, la création des ces assistants sexuels n’est qu’un exemple de plus de cette propagande permanente dont nous avons parlé dans un précédent article.
On y retrouve en effet l’habituelle structure « tabou brisé » - « avancée » et « nécessité d’aller plus loin ». En fait, les initiateurs de cette profession se fichent éperdument des besoins et des désirs des handicapés. Cette opération n’est que pure idéologie et n'a consisté pour ses initiateurs qu’à briser un tabou inexistant, revendiquer de nouveaux droits et montrer qu’ils sont dans le camp du Bien. A l’heure qu’il est ils doivent déjà être en train de plancher sur leur prochaine « avancée », on attend le résultat avec une certaine impatience.
13:17 Publié dans Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, lausanne, assistants sexuels, sexualité, handicapés, handicap, propagande, idéologie, tabou, égalité
15.06.2009
L'opinion publique n'est pas l'opinion populaire
La question de savoir ce qu’est l’opinion publique et même de savoir si elle existe a donné lieu à de nombreuses hypothèses et discussions.
C’est en lisant l’ouvrage de Roger Chartier Les origines culturelles de la révolution française que j’ai eu l’occasion de trouver la meilleure analyse et la plus crédible de l’opinion publique. Sans doute parce qu’il s’agit d’un livre d’histoire qui fait fi de tous le vaseux verbiage sociologique.
En revenant au XVIIIe siècle, nous verrons que l’opinion publique est loin d’être celle du peuple ou celle de la majorité, que ce « public » est avant tout un public autorisé et que ce qui était vrai il y a deux siècles est toujours valable aujourd’hui
C’est en effet durant le « Siècle des Lumières » qu’apparaissent les premières définitions de ce qu’est l’opinion publique.
Pour Kant, qui s’interroge en 1784 sur les meilleurs usages de la raison et sur les « conditions nécessaires aux progrès des Lumières » il est nécessaire comme le dit Chartier de constituer « une communauté où pourront se fortifier les usages de chacun, où pourront être partagées les hardiesses des plus précoces ». Ce projet donne à Kant l’occasion de distinguer les concepts de public et de privé. Pour le philosophe allemand, l’ « usage privé » de la raison est lié à l’exercice d’une charge, d’un office, tels que celui du prêtre devant ses fidèles ou de l’enseignant devant ses élèves. Alors que pour nous l’Eglise ou l’école sont par définitions des lieux où s’exprime la dimension publique de la raison ce n’est pas le cas de Kant car pour lui l’usage de la raison se fait ici dans un cadre institutionnel alors que l’usage public de la raison ne peut se faire qu’en dehors de tout lien de domination et de hiérarchie. Le public, pour Kant, est une « société civile universelle » qui n’est pas inscrite territorialement et qui n’a pas de limite dans sa composition et c’est uniquement dans cette société civile que peut se faire un usage public de la raison.
Cette « société civile universelle » n’est bien sur pas composée de n’importe qui. C’est celle des savants ou en tout cas de ceux qui lisent. « J’entends par usage public de notre propre raison celui que l’on fait comme savant devant l’ensemble du public qui lit », précise le philosophe. Ce public constitué par « ceux qui ont les mêmes droits, qui pensent par eux-mêmes, parlent leur nom propre, et qui communiquent par l’écrit avec leurs semblables » ne saurait en outre limiter l’exercice de sa raison critique à un domaine particulier mais au contraire étendre ses opinions aux arts, aux sciences et à la religion.
A ce stade, on se rend compte déjà que ce public habilité à exercer sa raison et à donner son opinion est limité et que s’instaure une nette distance entre l’ «opinion publique » et le « peuple ». Comme le précise Chartier, « dans les dernières décennies de l’Ancien Régime l’opinion publique est précisément définie comme le contraire même de l’opinion du plus grand nombre ».
Les philosophes de Lumières vont même ériger cette opinion publique en autorité souveraine devant laquelle même les souverains devront s’incliner car elle est considérée comme « nécessairement stable » et « fondée en raison » à l’inverse d’une opinion populaire vue comme instable, versatile ou passionnée. L’opinion publique, c’est au XVIIIe siècle et à l’approche de la Révolution, l’opinion des « hommes de lettres » dont la compétence et l’autorité ne connaitrait pas de bornes ne dépendant pas de l’autorité du prince. Mieux, l’opinion publique se voit comme un tribunal suprême. Ecoutons Malesherbes s’adresser à l’Académie française en 1775 : « Il s’est élevé un tribunal indépendant de toutes les puissances et que toutes les puissances respectent, qui apprécie tous les talents, qui prononce sur tous les gens de mérite. Et dans un siècle éclairé, dans un siècle où chaque citoyen peut parler à la nation entière par le voie de l’impression, ceux qui ont le talent d’instruire les hommes et le don de les émouvoir, les gens de lettres en un mot sont au milieu du public dispersé ce qu’étaient les orateurs de Rome d’Athènes au milieu du public assemblé ».
Deux siècles nous séparent maintenant des « Lumières » mais nous pouvons considérer que, malgré l’évolution des techniques de communication et l’élargissement de la « communauté de ceux qui lisent et de ceux qui écrivent », la définition de l’opinion publique développée ci-dessus tient toujours.
L’opinion publique donc bel et bien, elle n’est pas l’opinion du peuple, elle n’est même pas l’opinion de tous ceux qui écrivent et qui sont lus mais, on le voit dès le 18ème siècle elle est celle de ceux qui occupent une position dominante dans l’espace intellectuel, culturel et médiatique. Et pour pouvoir accéder à une telle position l’exigence sera, toutes choses égales par ailleurs, d’avoir une opinion conforme à l’opinion publique. L’opinion publique, tant au niveau de ses idées que des individus qui la composent fonctionne ainsi en circuit fermé. Aujourd’hui, le tri de ce qui sera considéré comme pouvant être intégré dans l’opinion publique, tant au niveau des idées que des personnes, est une des tâches du clergé médiatique.
Cette opinion publique n’est certes pas d’une rigidité absolue dans ses idées ou son idéologie, elle peut varier selon le contexte et être influencée mais, pour l’essentiel, en tant qu’invention de la modernité, l’opinion publique défend et porte les idées « modernes », c'est-à-dire pour l’essentiel des croyances et des superstitions telles que le « progrès », l’ «humanité », les « droits de l’homme », « l’égalité », etc.
Finalement, l’opinion publique est celle de ceux qui croient savoir mais qui ne savent pas qu’ils croient.
13:28 Publié dans Histoire, Livre, Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, roger chartier, kant, origines culturelles de la révolution française, révolution française, médias, culture, propagande, opinion publique
21.12.2008
Métis
Métis, isse adj. Qui est issu du croisement de races qui n'existent pas.
13:28 Publié dans Le dictionnaire du diable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : métis, dictionnaire du diable, propagande, novlangue
20.12.2008
Pauvres métis
La métissomanie qui s'est emparée de l'Europe depuis quelques mois n'est pas qu'un simple phénomène de mode accéléré par l'élection de Barack Obama à la présidence des USA.
Le métis représente en fait le type humain idéal - l'Übermensch si j'ose dire - d'une société démocratisée, mondialisée et égalitaire à outrance.
Si le métis est le type idéal de ce genre de société c'est qu'il vient d'un peu partout mais n'est de nulle part. Quant à savoir où il va...il est sans doute très mobile et flexible . Il est surtout interchangeable à volonté car rien ne ressemble plus à un métis qu'un autre métis ce qui en fait également le producteur, le support publicitaire et le consommateur idéal du libéralisme. Il est l'égalité faite homme ou femme, il est aussi considéré comme parfaitement inoffensif car il est perçu comme la négation de toute séparation, distinction ou différence génératrice de conflits. Le métis paraît même curieusement asexué ou androgyne. Le métis est le fantasme du 21ème siècle
17:35 Publié dans Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : métissage, propagande, suisse
11.10.2008
No comment
Coming-out Day 2008: thématique de l'orientation sexuelle à l'école
"Il ne s'agit pas que de sexe, mais de respect et d'acceptation." Tel est le message lancé par les gays et lesbiennes de Suisse à l'occasion du Coming-out Day. La thématique de l'orientation sexuelle doit être mieux prise en compte à l'école et dans la loi, selon eux.
La personne qui annonce au travail avoir conclu un partenariat enregistré risque de perdre son poste. A l'école, l'homosexualité n'est mentionnée que dans le contexte des aspects particuliers de la sexualité ou en rapport avec le sida, déplorent Pink Cross et l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS).
Sans compter le malaise affiché par les politiciens quand il s'agit d'aborder le sujet. "Bien que les personnes homosexuelles fassent partie des groupes de population qui sont les plus exposés à la discrimination, ce thème est absent des programmes et des agendas du PDC, du PRD et de l'UDC."
Pour corriger le tir, les organisations de défense des homosexuels réclament une mention de l'orientation sexuelle à l'école dans tous les contextes où cela est pertinent. La loi sur l'égalité doit mentionner explicitement l'orientation sexuelle.
Pink Cross et LOS plaident en outre pour une protection accrue des employés, notamment contre l'outing forcé que représente le statut séparé du partenariat enregistré sur l'état civil. Enfin, l'Etat est prié d'apporter un soutien moral et financier au travail d'intégration effectué par les associations gay et lesbiennes.
(ats / 11 octobre 2008 12:11)
12:58 Publié dans No comment | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexulalité, école, propagande
05.07.2008
L'ordre est gay

On pose ici la question de l’apparente contradiction entre les revendications du lobby gay au « droit à la normalité » et l’exhibitionnisme de la gay pride qui étale tous les clichés possibles sur l’homosexualité.
Tentons de résoudre cette contradiction en affirmant tout d’abord que lorsque des chars défilent dans la rue en étant accompagnés de musique, c’est toujours l’ordre établi qui se met en scène. Qu’à l’occasion de la gay pride plumes dans le cul et techno remplacent uniformes et musique militaire n’est finalement qu’un détail et d’ici quelques années on aura de la peine à distinguer la pride du défilé du 14 juillet ; et c’est d’ailleurs déjà le cas diront les mauvaises langues.
Pour l’ordre en place la gay pride est donc l’occasion de célébrer toutes ses « valeurs », à commencer par l’indifférenciation sexuelle et bien faire comprendre au populo qu’il n’y a pas d’autre avenir que celui vendu quotidiennement par la Propagandastaffel.
J’ai aussi toujours pensé que le « mouvement gay » était un moyen et non une fin, un moyen parmi d’autres (l’immigration notamment) de liquider la culture occidentale et la culture tout court. Que la majorité des homosexuels et la minorité des petits roquets de la gaystapo soient conscientes ou non du rôle qu’on leur fait jouer n’a finalement aucune importance.
W.
13:48 Publié dans Politique, société, actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, actualité, gay pride, homosexualité, propagande

